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Elon Musk a orchestré la diffusion de certains documents internes à Twitter. Parmi eux, des détails sur un filtrage appliqué par Twitter à certains comptes sur demande du FBI et rémunéré afin de réduire leur popularité.

Twitter assume depuis plusieurs années limiter la visibilité de certains comptes problématiques. Mais les détracteurs de la gestion du site version pré-Elon Musk dénoncent des pratiques arbitraires et orientées selon des critères idéologiques.

Exemple l’affaire “Hunter Biden” censuré !

la journaliste Bari Weiss explique ainsi que «des équipes d’employés de Twitter créent des listes noires», empêchent des sujets ou des tweets d’apparaître «dans les tendances», et limitent activement la visibilité «de comptes entiers», «le tout en secret, sans en informer les utilisateurs». Et de présenter trois exemples de personnalités concernées par ces dispositions : sur la liste des comptes à «ne pas mettre en avant», le militant conservateur Charlie Kirk ; sur la «liste noire des recherches», «le populaire animateur de talk-show de droite» Dan Bongino; enfin, sur la «liste noire des tendances», le Dr Jay Bhattacharya (signataire de la controversée Déclaration de Great Barrington et coauteur d’une étude biaisée sur l’intérêt du confinement, simplement présenté par Weiss comme «ayant fait valoir que les confinements nuiraient aux enfants»).

Elon Musk s’est félicité samedi de la publication des «Twitter files»

Ces révélations, autorisées par Musk, ont été promises pour la «liberté» qu’il veut rendre au réseau social. Mais elles marquent aussi un énième rebondissement de l’affaire Hunter Biden.

 

L’histoire part d’un réparateur informatique du Delaware, John Paul Mac Isaac, qui aurait récupéré l’ordinateur du fils de Joe Biden. Dans l’ordinateur, Mac Isaac aurait retrouvé des déclarations fiscales (alors que Hunter Biden est au cœur d’une enquête pour fraude fiscale) ainsi que des souvenirs intimes, des contenus pornographiques amateurs impliquant le fils Biden, ou encore des vidéos où l’on peut voir ce dernier consommer de la drogue. Autant d’informations que les réseaux républicains ont immédiatement tenté d’exploiter… mais que la plupart des grands médias ont d’abord traité avec une grande méfiance, étant donné l’origine trouble de la fuite, le soupçon d’un piratage, et la crainte d’une tentative de manipulation dans la dernière ligne droite de la campagne. Une exception toutefois : le New York Post, qui s’est rapidement emparé de l’affaire, mais dont l’article sera entravé par Facebook et Twitter. Déclenchant des accusations de censure. Deux ans plus tard, alors que les éléments sur lesquels s’était basé le New York Post ont été authentifiés, c’est donc les coulisses de cette «obstruction» qu’entendent lever les Twitter files.

RÉCIT - Un ancien salarié dénonce des failles de sécurité et l’emprise d’États étrangers sur le réseau social.

C’est un témoignage embarrassant dont Twitter se serait bien passé. Peiter Zatko, l’ancien directeur de la sécurité informatique du réseau social, licencié en janvier 2022, a déballé des secrets plus que gênants de l’oiseau bleu. Dans une plainte adressée en juillet au gendarme boursier américain (SEC), l’expert en cybersécurité a listé les bavures et autres «fraudes» supposément commises par l’entreprise. Les trois documents, pour un total de 200 pages, ont été publiés mardi par le Washington Post et la chaîne CNN.

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